Un an après… l’aventure en freelance 🚀

Un an après… l’aventure en freelance 🚀 1900 851 anjichiban

L’histoire : en 2013, en sortant de mon diplôme, l’aventure du freelance commençait pour moi. Avec le recul d’aujourd’hui, j’ai eu énormément de chances car d’anciennes personnes avec qui j’avais travaillé en stage se sont rappelés de moi et j’ai travaillé pour eux mais en freelance. J’ai ensuite enchaîné avec d’autres clients qui m’avaient contacté… Et malgré un CA hyper correct la première année, une deuxième année qui commençait très bien, je dois être honnête et vous avouer que la peur était hyper présente : la peur de la non-stabilité.
Bon, il faut dire qu’en commençant mes études, je ne me doutais pas que j’allais finir indépendante. D’ailleurs, je crois que je n’ai eu que quelques cours sur la Maison des Artistes et la création d’une micro-entreprise en BTS…
S’il était de plus en plus évident durant ma scolarité qu’il y aurait peu de chances que je finisse dans un studio de graphisme pur, force est de constater que les écoles où j’ai été ne m’ont pas vraiment préparée à la vraie vie de freelance.

Bref. Je m’égare.
Toujours est-il que j’étais partagée entre une fibre entrepreneuriale qui commençait à émerger en moi et le désir de ne pas me prendre la tête et de travailler dans une boîte où je me sentirais bien.
Lorsque l’on m’a proposé un CDI, j’ai pas trop réfléchi : l’équipe avec qui je travaillais était super, mon travail se passait bien. J’ai donc dit Banco.
J’ai beaucoup beaucoup appris sur ces deux années, notamment en stratégie marketing. En fait, pendant mes études, on a souvent associé le design graphique à un domaine artistique et culturel. C’est tout à fait noble, mais en vérité, ça ne se passe toujours pas comme ça. J’ai appris à transformer l’association « marketing = le mal absolu » (cela me semblait tellement loin de mes valeurs) pour détourner les outils et stratégies que j’avais acquis pour des causes plus nobles, et qui me tenaient à coeur.

Créer le job de mes rêves

Au bout de deux années, j’ai simplement senti que j’avais fait le tour de cette entreprise, et surtout, je ne sentais ni d’évolution, ni d’épanouissement possible au regard de mon potentiel. C’est paradoxalement dans le monde de l’entreprise que j’ai comprise que j’étais une hyperactive créative, et que j’avais envie et besoin de dessiner pendant X semaines pour ensuite faire du wireframing pendant X jours et imaginer des projets sans queue ni tête, pour ensuite penser à une formation de designer d’espace ou écrire des billets sur un blog obscur… Bref, le monde corporate où chacun est sensé être à sa place n’était pas fait pour moi.
(Ou alors, j’ai pas trouvé le bon, c’est possible aussi.)

Aujourd’hui, je réoriente complètement ma manière de travailler : de designer graphique numérique, je suis passée à traductrice visuelle, agitatrice d’idées et collectionneuse de récits.
Je me répétais : Fake it until you make it pour me sortir de ce syndrome de l’imposteur. Grâce à de nombreuses rencontres et de self-learning, je laisse enfin mon intuition et ma créativité parler librement. J’ai quinze idées par jour, mon carnet en déborde, et bon sang, qu’est-ce-que ça fait du bien ! Alors oui, tout ne se réalise pas totalement, et beaucoup de mes idées restent endormies, ou pas encore abouties. Mais la différence maintenant, c’est que je m’en sens capable et légitime.

Le plus dur c’est de se jeter dans le vide


Geronimooooooooooo !

Bien sûr que j’ai flippé avant de me remettre en freelance. Et c’est bien là le problème : la flippe.
Mais en fait, je flippais de quoi ? J’ai donc posé noir sur blanc tout ce qui m’empêchait de passer à l’action.
Je vous conseille de pratiquer cet exercice de temps à autre : vous vous rendrez compte qu’il existe une solution à chaque problème que vous pouvez rencontrer. Pour la plupart des indépendants, c’est finalement la peur matérielle : celle de ne pas pouvoir payer son loyer à chaque début de mois. Elle est étroitement liée à l’estime et la valeur de son travail : pourquoi aurait-on peur de ne pas trouver du travail si ce que l’on fait est bien ?
Derrière chaque peur se cache autre chose, et j’ai appris à prendre du recul et me poser les bonnes questions pour faire ressortir le pain point (comme qui dirait en design thinking 😉 )

Ah, et bien sûr, la peur du manque de l’argent générait du stress chez moi (l’effet boule de neige, tu connais ?) : étant de nature anxieuse, cette donnée supplémentaire ne m’aidait pas à gérer mon travail comme il le fallait. Pour pallier à ce problème, j’ai donc appris à gérer mon stress. Ce qui est très drôle c’est que je me souviens comment la plupart de mes collègues au boulot me voyait comme la fille la plus zen de l’open space… Ah mon dieu, ne doutez jamais que les introvertis sont des personnes qui gèrent très mal leur stress, simplement qu’au lieu d’exploser, elles implosent…

Aujourd’hui, je suis fière de moi, du chemin que j’ai parcouru, des choses que j’ai réussi à gérer ou apprises à mieux gérer.  Bien sûr, tout n’est pas parfait, et je peux toujours mieux faire, mais j’ai compris que ce qui comptait ce n’était pas la perfection mais d’être en phase avec moi-même !

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