Comment j’ai commencé à voyager seule

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Voilà 2 semaines que je voyage toute seule, et l’expérience que j’en retiens pour le moment est géniale : il y a bien sûr des bons et des mauvais points, mais je suis globalement heureuse d’avoir pris cette décision.

Sans vraiment réfléchir à cela, il se trouve que mon voyage solo s’est fait en douceur : j’étais d’abord accompagnée par mon amoureux au Sri Lanka, avec qui j’ai fait une semaine immersive. Le Sri Lanka a été la découverte des trains bondés, sans climatisation, des vendeurs ambulants de tout et n’importe quoi, du bruit, de la pollution dans des grandes villes et de paysages verdoyants incroyables.
J’avoue qu’à mon arrivée à Colombo, la capitale, j’ai été prise de doutes : tellement de bruits, de pollution et cette chaleur suffocante… ! Si cela était déjà dur pour moi, comment allais-je faire pour l’Inde, considérée comme étant un choc culturel ? Heureusement, nous quittons bien vite la capitale pour aller dans un village plus de calme…

S’écouter et prendre son temps

Ma première partie du voyage n’a pas été du tout repos : nous ne restions que 3 jours maximum dans une ville avant de reprendre la route. Il faut dire qu’un amoureux qui ne reste que 7 jours, on a envie de faire un maximum de choses ensemble !
Néanmoins, cela m’a permis de faire face à de nombreuses situations : négocier son tuk-tuk (taxi local), connaître à l’avance ce que l’on va payer à la fin, apprivoiser la circulation, vérifier si on nous emmène dans la bonne direction, rester ferme sur sa direction… C’était finalement rassurant d’avoir un compagnon de route pour prendre ses marques et s’affirmer en douceur… !
Mais le vrai moment où j’ai senti que « ça y’est », je voyageais vraiment fut quand je fus face à moi-même : j’ai décidé au dernier moment de changer mes plans pour aller à Kandy, ville qui se trouve au centre du pays, afin d’assister à la première nuit de la procession Esala Perahera… Soudainement, tu réalises que tu dois prendre les transports toute seule, négocier les prix, te retrouver dans les rues d’une ville bien bondée… Et en fait, tu t’en sors. Dis comme ça, ça paraît vraiment stupide, mais à ce moment là, j’ai senti une once de fiéreté en moi « waouh, tu l’as fait toute seule ! », et je me suis sentis vraiment capable de continuer ce voyage.

J’ai aussi compris que s’écouter était primordial pour que bien vivre son voyage : encore une fois, ça n’a l’air de rien dit comme ça, mais j’ai tendance à vouloir tout faire d’un coup; me prouver que je suis capable de faire ça, de repousser mes limites en quelque sorte… Heureusement que le corps est là pour rappeler qu’à un moment, il ne faut pas pousser le bouchon trop loin : je n’avais plus envie de passer deux jours par ci et deux jours par là… J’avais juste envie de ne rien faire et de me poser dans un endroit tranquillement. Et tant pis si cela ne correspondait pas à l’image du voyageur ! Se sentir à l’aise quand on voyage, c’est hyper important : on sort déjà tellement de sa zone de confort qu’il est important de garder certains repères et de se respecter… Pour ma part, j’aime prendre le temps de m’imprégner d’un lieu pour m’y sentir bien, je ne ressens pas le besoin de visiter pleins d’endroits par jour et j’ai besoin de moments privés : je tatônne encore entre les auberges de jeunesse et des chambres privées, je ne sais pas encore ce qui me correspond…

Se perdre… se retrouver

Gros scoop : oui, il m’est arrivé de ne pas savoir ce que je foutais là, de douter de ma confiance en moi… A vrai dire, il m’arrive encore de me demander pourquoi j’ai décidé de voyager : j’ai repris le travail il y a une semaine et je cherche encore mon équilibre entre le voyage et le travail. Jamais la création n’a été aussi importante pour moi et je redécouvre le plaisir de créer des identités visuelles et des sites internet parce que des gens en ont besoin… Je me remets doucement à croquer et à inventer des saynettes. Cependant, je passe plus de temps à rendre un travail qui me satisfasse que d’explorer la ville où je suis actuellement. Quelque fois la culpabilité reprend : pourquoi suis-je partie aussi loin pour ne rien voir ? Puis, je réalise que j’ai simplement le temps de découvrir tout ce qui m’attend…

 

 

Un commentaire
  • Maisonneuve Maël 31 août 2018 à 20:19

    Merci chère amie pour ce partage! Quelle aventure vers de nouvelles contrées, cultures, paysages et contrastes. Partir pour se retrouver, se mettre en mouvement pour mieux s’arrêter et s’imprégner… hâte de lire la suite de tes aventures : j’attends le prochain épisode avec impatience ! Belle route à toi ! 🙏☘️💫👍 Maël

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